Carpe en France

Carpe en France

La carpe (en latin Cyprinus carpio) est une espèce de poisson qui appartient à famille des cyprinidés. La carpe en France est principalement composée de quelques espèces comme La carpe commune ou « écaillée », la carpe miroir, la carpe cuir la carpe koï et l’amour blanc. La carpe koï est l'une des variétés de carpe les plus anciennement domestiquées. Les carpes ont des formes plus ovoïdes, au dos bossu ou non et avec un ventre flasque ou prononcé. Elles se caractérisent par des innombrables variations d'écaillures.

Généralement, le poids moyen de la carpe en France se trouve entre 10 et 15 kg pour une taille d'un mètre. Cependant de nos jours il est possible de tomber sur des spécimens de 20 ou 30 kg, et même dans certains cas exceptionnels de pêcher des carpes de près de 40 kg ! Le record du monde est une carpe commune de 45,5kg (100,8 livres), prise le 23 avril 2013 à l’Etang la Saussaie (Champagne).

Les carpes sont des poissons méfiants vivant en bancs dans les eaux calmes, étangs, rivières ou lacs. Ils sont grégaires et aiment vivre en troupes comportant des individus de taille semblable, cependant les gros sujets âgés sont volontiers solitaires.

La carpe est omnivore et se nourrit notamment de débris de végétaux, de moules d'eau, insectes, larves, vers, écrevisses, œufs d’autres poissons et un long etcétéra. Fouilleur des fonds, rarement elle s'attaque aux autres. Elle est notamment attirée par les graines comme le blé, mais, noix tigrés, chènevis… Dans les plans d’eau commerciaux, elles se nourrissent aussi des bouillettes et des pellettes.

La carpe en France est sans doute originaire d'Asie occidentale - où son élevage est pratiqué depuis l'antiquité - et d'Europe de l'Est (Danube, mer Noire, mer Caspienne, mer d'Aral). Sa répartition est si large et son introduction ancienne qu'il est difficile de définir une région d'origine précise.
On sait que des spécimens destinés à l'élevage ont été introduits en Europe occidentale à l'époque romaine. Des fossiles ont aussi été retrouvés dans l'ancien lit de la Seine.

La carpe en France avait aussi son importance uu Moyen Age. Les moines des abbayes qui géraient des petites piscicultures ont creusé des milliers d’étangs pour l’élevage entre autres la carpe. Ces étangs (ou viviers) constituaient aussi des réserves d'eau. Les grands drainages et travaux hydrauliques des moines ont fait disparaître nombre des tourbières et zones humides naturelles du paysage.
La formation d'un étang nécessite une alimentation d’un ruisseau ou un canal et un sol assez imperméable ou une communication avec la nappe phréatique. La digue d'un étang est constituée par un amas de terre, de cailloux et d'argile ou très rarement par un barrage en béton ou en maçonnerie.
Lorsque les étangs sont entourés d'arbres, situé en aval d'une zone soumise à érosion, un entretien régulier (curage) est nécessaire pour repousser l'envasement et, pour limiter la prolifération de la végétation aquatique (faucardage des roseaux, et coupe des arbres sur les rives). Dans les régions où il est présent, le rat musqué peut imposer le colmatage des trous qu'il creuse dans les digues. La vidange de certains étangs retenus par une digue peut se faire par pompage, siphonage, ou par une bonde avec ou sans moine.
Un trop plein (en seuil ou en échancrure) éventuellement barré par une grille est souvent creusé ou maçonné dans la partie supérieure de la digue pour évacuer un éventuel surplus d'eau en période de crue.


Lors de l’industrialisation, la population Française augmente et la qualité de l'eau se dégrade, ce qui provoque que les ressources en poissons diminuent dans les lacs et rivières. Les piscicultures deviennent de plus en plus importantes pour l’alimentation nationale. Dans les étangs de la champagne par exemple, l’élevage de la carpe pour la consommation reste important jusqu’aux années ’80.

Vers les années ’90, la pisciculture de la carpe en France pour des fins alimentaires a été remplacée peu à peu par la pisciculture pour des fins de la pêche sportive. Beaucoup de propriétaires de plans d’eau et pisciculteurs se rendaient compte qu’ils pouvaient gagner mieux la vie en exploitant leurs lacs et étangs pour la pêche de la carpe « no kill ».

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